vendredi, août 31, 2007

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Nous sommes au mois de novembre. Je suis dans la cour du lycée, adossé contre les barreaux qui la séparent en deux et je regarde les gens passer, les uns avec leurs sandwichs de chez Paul, les autres avec leurs glaces Häagen-Dazs, tous faussement occupés. En ce qui me concerne, je n'ai clairement rien à faire et je reste planté là. Je cherche Axel, des yeux seulement, pour qu'il se joigne à moi et que nous soyons deux à attendre la fin de la pause déjeuner, en n'ayant ni l'un ni l'autre rien à faire. C'est la loi à Condorcet, à moins d'être fumeur social, c'est-à-dire avoir des amis en permanence devant le lycée, on ne trouve jamais de quoi occuper ses trous, et des trous, il y en a plein. Ah voilà ! je me dis, une fille de sa classe, elle saura bien m'aider à le trouver.

Elle file à travers le terrain de basket sans même se soucier du ballon, sa démarche est rapide, à courtes enjambées, ça lui donne un petit air comme pressée. Elle porte un veston gris et un chapeau assorti, l'ensemble, une véritable petite lutte contre le conformisme. Le Hé ! Clémentine ! que je lui lance, dans le souci de me faire remarquer, motivé sans doute aussi par ma passivité, l'arrête net sur ses pas et elle se tourne sur elle-même. Elle est apparemment déconcertée, une voix qu'elle n'avait jamais entendue vient de crier son prénom, et ne me remarque pas tout de suite. En revanche son visage s'anime d'un large sourire, et en tournant la tête à droite et à gauche elle porte la main sur son chapeau pour ne pas le perdre dans son mouvement. Elle me repère enfin, je retiens son regard et elle me rejoint, toujours de son allure vive, toujours souriante.

"T'aurais pas vu Axel par hasard ?"

Heuu, me répond-elle, elle ne sait pas et s'en va.

...

Tout commença sur ce bref échange.

We love to vacation together -bis-




mercredi, août 29, 2007

We love to vacation together

Dix jours dans le sud.







Il va falloir que je parle un peu de ces gens qui occupent ma vie depuis un an.

vendredi, janvier 26, 2007

Noir et Blanc






Histoire de poster.

jeudi, décembre 21, 2006

J'attends que Jeudi vienne

Méchanceté pure et dure, à prendre au second degré. Il me semblait être inutile de le préciser, apparemment cela s'impose.


C... ou La mésaventure amoureuse



C'était par une nuit d'automne particulièrement glaciale. J'étais assis dans la cour du Louvre avec une amie, baigné dans la lumière blafarde des Pyramides. Le silence devenait insupportable et il me semblait avoir épuisé la plupart des sujets de conversation. J'ai eu donc recours à l'outil par excellence du dragueur contemporain : l'Ipod. Quel gentleman aurais-je été si je ne lui avais pas tendu un écouteur ? Je sentais qu'elle se serrait petit à petit contre moi et je dus étouffer un rire. Il faisait plutôt froid, mais ce rapprochement confirmait tout de même l'idée reçue que les filles deviennent étrangement frileuses en compagnie des hommes.

Je ne sais plus combien de temps nous sommes restés ainsi. Ancrés dans un parfait set-up amoureux : assis sur des marches après une longue promenade sur les quais de Seine, en partageant de la musique sous un froid qui rapproche. Au bout d'un moment, elle s'est tournée vers moi en laissant son unique écouteur tomber. Je me suis instamment perdu dans son regard bleu profond. Si bien que je ne me suis même pas aperçu que son nez devenu excessivement mauve de froid s'était avancé dangereusement près du mien. J'ai entendu un "Embrasse-moi" comme tiré d'une comédie romantique de qualité contestable et je n'ai pu que succomber.

Une seconde...
Deux...
Trois...

"Non... non, arrête-toi !" Il fallait mettre fin à ce massacre. A ma grande déception, elle embrassait d'une manière franchement... mauvaise. Pourtant je dois avouer que j'étais assez amusé, cette expérience maladroite avait fait surgir en moi d'heureux souvenirs. Il y a quelque temps, je me levais tous les matins au baiser affectueux de mon chien, il prenait soin de promener son nez et sa langue humides sur chaque recoin de mon visage. Je trouvais ce baiser matinal très loin d'être dégoûtant, mais il portait une remarquable ressemblance avec celui auquel je venais de goûter. Bien évidemment il fallait relativiser, j'avais en face de moi une fille et non le meilleur ami de l'homme. Ainsi cet épisode, bien qu'ayant débuté d'un air romantique, était promptement devenu comique.

Il va de soi que cet article est à prendre au second degré nous ne vécûmes pas heureux, et surtout, n'eûmes aucun enfant. Cette gaucherie était bien trop importante pour être pardonnable. Mais un ancien proverbe ne dicte-t-il pas que le dégoût des uns, peut très bien être du goût des autres ?

dimanche, septembre 17, 2006

Seize septembre

Descendu du métro, ligne huit, je cherchais la sortie pour gagner la Bastille. Je savais que je m'y approchais par le bruit en crescendo des basses. Autour de moi, des filles habillées en tenue de soirée, bien maquillées, au brushing impeccable, m'insupportaient déjà. Il y avait même une avec des paillettes dans les cheveux... des paillettes quoi. Mon esprit critique fut interrompu par mon téléphone,

"Allô t'es où ?
-Oui, j'arrive, t'es où toi ?
-Sur la Bastille..."

Quand finalement, je réussis à atteindre l'air frais, le spectacle qui s'étalait devant mes yeux était assez drôle, pour ne pas dire impressionnant. Je vis d'énormes chars, bourrés d'excités qui remuaient leurs bras dans l'air, et de filles portant des jupes à ras le cul qui bougeaient leurs fesses bien rondes au son électronique qui en émanait. Au milieu de tout cela, la statue de la Bastille était envahie par une foule joyeuse, multicolore, qui agitait corps et têtes à ce même son avec bien sûr, les bras en l'air. Et t soit out autour,des gens saoûls en train de "danser", soit des touristes curieux, avec un appareil numérique en main pour capturer ce show.

J'ai dû faire plusieurs tours avant de retrouver mes copains. Nous nous sommes d'abord joints aux gangsters sur la colonne de juillet, et nous avons remué nos bras et bougé nos fesses à notre tour. Ensuite, nous nous sommes mêlés à la foule, derrière le char rouge "Radio FG", derrière Joachim Garraud, parmi une centaine de gens portant une même phrase sur leurs t-shirts noirs : "Space invaders are back". Quelques chauds avaient même grimpé sur les abri-bus, j'évitai de m'en approcher, de peur que ça s'effondre.

Mes impressions de la Techno Parade 2006, j'ai flippé ma race.

lundi, septembre 11, 2006

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait

Alors, cela fait une semaine que les cours ont repris dans mon modeste lycée.

J'étais assez content des gens de ma classe mardi dernier, aujourd'hui je suis content d'avoir fait connaissance avec tous mes profs. Aucun n'a su prononcer mon nom et prénom correctement. J'ai droit à une pause de quelques secondes à chaque appel, suivie d'un baragouin de voyelles et de consonnes, et ce, tous les jours. C'est assez amusant à entendre.

Ce qui m'enchante le plus c'est que ma prof d'Anglais ne sait pas parler la langue qu'elle est censée enseigner. C'est bien drôle de l'écouter lire, je me crois devant ces films de série B, ceux qui caricaturent les Français qui essayent de parler Anglais.

Mes premières impressions de l'ambiance générale ? Ce serait plus subtil pour quelques uns de se mettre à quatre pattes devant les profs et de tournicoter la langue, que de débiter de paroles souvent inutiles pendant un quart d'heure. Tout ça pour quelque misérable point en plus dans la moyenne.


Oui oui, carrément quoi.

lundi, septembre 04, 2006

Réveil matin

Ca fait longtemps que je ne me réveillais pas à un "bip bip" mécanique. J'eus un bref moment de tristesse en me levant, c'était la rentrée.

Je marchais lentement vers le lycée avec mes potes, et plus j'avançais plus le malaise dans mon ventre s'accentuait, plus j'étais certain de me retrouver dans une bête de classe. En revoyant les gens que j'essayais de ne pas côtoyer l'année dernière je suis redevenu gosse : "Non non, vas-y on bouge de là, elles vont venir nous dire bonjour..." Ou encore : "Regarde surtout pas à gauche..."
Devant le lycée, des groupes de jeunes gens, adosés contre les barrières, fument la cinquième clope de la matinée, les filles glapissant de leurs vacances passées en "colo", les gars faisant semblant d'être intéressés.

Ah, et la joie que j'ai ressenti quand j'ai finalement vu la Liste, c'était assez soulageant. "Oh yeah, on est dans la même classe, trop de la balle !"


J'ai donc entamé une nouvelle année...