Paris - Istanbul - Ankara
Ankara, ma première destination. Je sentais ce soulagement qu'on ressent au commencement des grandes vacances, une sorte d'insouciance, j'étais prêt à ne rien faire pendant deux mois au moins. Pourtant, j'y ai rencontré des femmes voilées, et des gens illettrés. J'y ai vu d'immenses richesses, et une énorme pauvreté. J'y ai retrouvé des amis, et mes souvenirs passés. Je ne reconnaissais plus mes propres connaissances. Les unes étaient devenues allumeuses les autres, médiocres. Un des seuls épisodes que je retiens de plaisant : un chauffeur de taxi était curieux de savoir si les Européennes sont des coups faciles.
Ouais, grave...
Au bord de la mer Noire j'ai constaté que les Géorgiens aimaient se détendre sur la plage en bronzant sous un soleil qui ne chauffe pas. Certaines personnes apparemment adorent se baigner dans une mer froide, bien cailloutée, et... noire. Quand la nuit tombe, ces gens se retirent et laissent place à une nouvelle génération de "jet-setteurs" qui envahissent les grèves et remuent leurs fesses. Au centre ville de Batoumi, les gitans s'entassent dans des immeubles sobres, sombres, vestiges d'un précédent régime. Ils se font régulièrement expulser par des autorités qui, curieusement ne ressemblent pas à Nicolas. La population adore les machines à sous, un moyen de s'apauvrir davantage, qu'on peut trouver à chaque coin de rue.
Mon séjour à Prague fut assez intéressante. L'autre soir, j'ai découvert que les Tchèquies avaient un goût original pour le spectacle. D'habitude mes ballades nocturnes se résumaient à un tour bref du vieux quartier, puis à contempler la Vltava, assis dans un des cafés sur la rive. Cette fois, elle fut plus mouvementée.
Je flânais tranquillement dans les ruelles quand je me suis retrouvé parmi une foule excitée de touristes britanniques, bourrés de la bière peu chère que leur offre ce magnifique pays, et je me suis laissé entraîner par elle. Je faisais pas vraiment attention où j'allais, et petit à petit un son instrumental funk remplaça le bruit de l'accent cockney auquel je ne comprends pas grand chose. Je jouai des coudes pour m'approcher de la source et quand je fus arrivé, je crus me trouver face à des indigènes, qui dansaient autour d'une flamme gigantesque, en jonglant avec des torches. Mais je n'avais pas encore vu ce qu'il y avait de plus spectaculaire, derrière eux, une mante religieuse de taille exagérée crachait des boules de feu.
Admirez le spectacle.
Après quoi je pus reprendre la monotonie habituelle de mes ballades : aller me poser sur la rive et ne rien faire.
Je suis finalement rentré à Paris. Onze heures, je rentre chez moi et mon téléphone sonne. "Euh oui, ça va ? En fait là on devait dormir chez Laetitia mais elle peut pas, donc euh... tu veux pas nous héberger juste pour cette nuit ? On dérangera pas ton père ! T'as passé de bonnes vacances en fait ?" La blague. Je leur dis d'aller voir chez mon meilleur pote, il accueillerait à bras ouverts deux meufs bien cuites.
Ouais, grave...
Au bord de la mer Noire j'ai constaté que les Géorgiens aimaient se détendre sur la plage en bronzant sous un soleil qui ne chauffe pas. Certaines personnes apparemment adorent se baigner dans une mer froide, bien cailloutée, et... noire. Quand la nuit tombe, ces gens se retirent et laissent place à une nouvelle génération de "jet-setteurs" qui envahissent les grèves et remuent leurs fesses. Au centre ville de Batoumi, les gitans s'entassent dans des immeubles sobres, sombres, vestiges d'un précédent régime. Ils se font régulièrement expulser par des autorités qui, curieusement ne ressemblent pas à Nicolas. La population adore les machines à sous, un moyen de s'apauvrir davantage, qu'on peut trouver à chaque coin de rue.
Mon séjour à Prague fut assez intéressante. L'autre soir, j'ai découvert que les Tchèquies avaient un goût original pour le spectacle. D'habitude mes ballades nocturnes se résumaient à un tour bref du vieux quartier, puis à contempler la Vltava, assis dans un des cafés sur la rive. Cette fois, elle fut plus mouvementée.
Je flânais tranquillement dans les ruelles quand je me suis retrouvé parmi une foule excitée de touristes britanniques, bourrés de la bière peu chère que leur offre ce magnifique pays, et je me suis laissé entraîner par elle. Je faisais pas vraiment attention où j'allais, et petit à petit un son instrumental funk remplaça le bruit de l'accent cockney auquel je ne comprends pas grand chose. Je jouai des coudes pour m'approcher de la source et quand je fus arrivé, je crus me trouver face à des indigènes, qui dansaient autour d'une flamme gigantesque, en jonglant avec des torches. Mais je n'avais pas encore vu ce qu'il y avait de plus spectaculaire, derrière eux, une mante religieuse de taille exagérée crachait des boules de feu.
Admirez le spectacle.
Après quoi je pus reprendre la monotonie habituelle de mes ballades : aller me poser sur la rive et ne rien faire.
Je suis finalement rentré à Paris. Onze heures, je rentre chez moi et mon téléphone sonne. "Euh oui, ça va ? En fait là on devait dormir chez Laetitia mais elle peut pas, donc euh... tu veux pas nous héberger juste pour cette nuit ? On dérangera pas ton père ! T'as passé de bonnes vacances en fait ?" La blague. Je leur dis d'aller voir chez mon meilleur pote, il accueillerait à bras ouverts deux meufs bien cuites.
