dimanche, septembre 17, 2006

Seize septembre

Descendu du métro, ligne huit, je cherchais la sortie pour gagner la Bastille. Je savais que je m'y approchais par le bruit en crescendo des basses. Autour de moi, des filles habillées en tenue de soirée, bien maquillées, au brushing impeccable, m'insupportaient déjà. Il y avait même une avec des paillettes dans les cheveux... des paillettes quoi. Mon esprit critique fut interrompu par mon téléphone,

"Allô t'es où ?
-Oui, j'arrive, t'es où toi ?
-Sur la Bastille..."

Quand finalement, je réussis à atteindre l'air frais, le spectacle qui s'étalait devant mes yeux était assez drôle, pour ne pas dire impressionnant. Je vis d'énormes chars, bourrés d'excités qui remuaient leurs bras dans l'air, et de filles portant des jupes à ras le cul qui bougeaient leurs fesses bien rondes au son électronique qui en émanait. Au milieu de tout cela, la statue de la Bastille était envahie par une foule joyeuse, multicolore, qui agitait corps et têtes à ce même son avec bien sûr, les bras en l'air. Et t soit out autour,des gens saoûls en train de "danser", soit des touristes curieux, avec un appareil numérique en main pour capturer ce show.

J'ai dû faire plusieurs tours avant de retrouver mes copains. Nous nous sommes d'abord joints aux gangsters sur la colonne de juillet, et nous avons remué nos bras et bougé nos fesses à notre tour. Ensuite, nous nous sommes mêlés à la foule, derrière le char rouge "Radio FG", derrière Joachim Garraud, parmi une centaine de gens portant une même phrase sur leurs t-shirts noirs : "Space invaders are back". Quelques chauds avaient même grimpé sur les abri-bus, j'évitai de m'en approcher, de peur que ça s'effondre.

Mes impressions de la Techno Parade 2006, j'ai flippé ma race.

lundi, septembre 11, 2006

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait

Alors, cela fait une semaine que les cours ont repris dans mon modeste lycée.

J'étais assez content des gens de ma classe mardi dernier, aujourd'hui je suis content d'avoir fait connaissance avec tous mes profs. Aucun n'a su prononcer mon nom et prénom correctement. J'ai droit à une pause de quelques secondes à chaque appel, suivie d'un baragouin de voyelles et de consonnes, et ce, tous les jours. C'est assez amusant à entendre.

Ce qui m'enchante le plus c'est que ma prof d'Anglais ne sait pas parler la langue qu'elle est censée enseigner. C'est bien drôle de l'écouter lire, je me crois devant ces films de série B, ceux qui caricaturent les Français qui essayent de parler Anglais.

Mes premières impressions de l'ambiance générale ? Ce serait plus subtil pour quelques uns de se mettre à quatre pattes devant les profs et de tournicoter la langue, que de débiter de paroles souvent inutiles pendant un quart d'heure. Tout ça pour quelque misérable point en plus dans la moyenne.


Oui oui, carrément quoi.

lundi, septembre 04, 2006

Réveil matin

Ca fait longtemps que je ne me réveillais pas à un "bip bip" mécanique. J'eus un bref moment de tristesse en me levant, c'était la rentrée.

Je marchais lentement vers le lycée avec mes potes, et plus j'avançais plus le malaise dans mon ventre s'accentuait, plus j'étais certain de me retrouver dans une bête de classe. En revoyant les gens que j'essayais de ne pas côtoyer l'année dernière je suis redevenu gosse : "Non non, vas-y on bouge de là, elles vont venir nous dire bonjour..." Ou encore : "Regarde surtout pas à gauche..."
Devant le lycée, des groupes de jeunes gens, adosés contre les barrières, fument la cinquième clope de la matinée, les filles glapissant de leurs vacances passées en "colo", les gars faisant semblant d'être intéressés.

Ah, et la joie que j'ai ressenti quand j'ai finalement vu la Liste, c'était assez soulageant. "Oh yeah, on est dans la même classe, trop de la balle !"


J'ai donc entamé une nouvelle année...